Avec Dalida, Arabian songs, on nous promet un titre version 2009... (voir mon avatar en haut à gauche.)
Comme vous le voyez, la couverture du nouveau livre est magnifique: cette Dali " à la ville ", en blouson, décontractée et sans paillettes est délicieuse. Elle avance vers nous, dirait-on, franche et souriante, dans une simplicité lumineuse qui lui confère une présence qui éclate ici et maintenant:, ultime triomphe sur le temps d'une Reine insouciante jusqu'à l'insolence ! Mais combien a-t-il fallu de " couronnes d'orties pour en arriver là, sur les chemins sombres de l'Eternité "... Seulement, la vérité gagne toujours, en fin de compte.
Jean-Manuel Gabert a aussi publié dans cette collection LA LEGENDE DE MONTMARTRE: Roland Dorgelès, prince de bohème et Fantômas : Le magicien du crime .
Yvonne Petitmangin a eu la veine de prendre son café avec Orlando il y a quelques jours: ce dernier lui a dit que le livre était très bien écrit. J'espère, car je suis si exigeant, surtout pour Dali !
On nous annonce aussi pour le mois prochain le fameux documentaire-portrait sur France 3.
L'info est donnée ainsi: " Un superbe documentaire de 55 minutes consacré à Dalida, « Le pari de Dalida », sera diffusé avant la fin de l'année sur France 3.
Cette émission permettra aux téléspectateurs de découvrir Dalida sous un nouveau regard, avec des documents inédits.
Ce documentaire est produit par Cyril Hanouna et Virginie Foucault (fille de jean-Pierre). "
Comment ne pas être comblé ???
Ce qui m'a le plus impressionné ce sont les propos de Sanseverino dans l'émission Chabada de la Lumbroso, qui rendait un hommage à Dali.
Sa chanson préférée de Dali ? Gigi ! (Bon, il est d'origine napolitaine lit-on sur Wikipédia.)
Mais c'est son commentaire qui était superbe:
" Gigi c'est énorme ! ... C'est ça qui est intéressant, ce jeu, en permanence, entre le premier et le second degrés Bon, je suis pas client du côté paillettes mais là, cette sincérité et cette distance à la fois dans Gigi, c'est ça la rareté des grands interprètes. "
Ouf ! Un type un peu hors " star-système " comme lui qui dit une chose si précise, si délicate... sur le talent de Dalida, moi ça me donne un orgasme !
La " réhabilitation " dalidienne est définitivement en marche. 22 ans il aura fallu attendre !
Mais maintenant, c'est " du sérieux " !
( En y réflechissant un peu, je pense avoir quelques explications à cela. Par exemple, Dalida a été présente sur la scène de la chanson française de façon continue pendant 30 ans ! De Gaulle fredonne BAMBINO dans la salle de bain de l'Elysée et lui remet la Médaille de la République. Sous Pompidou Orlando produit Dali et trouve un tube pour l'été, Darla Dirladada. Sous Giscard c'est la consécration: IL VENAIT D'AVOIR 18 ANS, PAROLES, PAROLES, GIGI L'AMOUR, SALMA YA SALAMA ou LAISSEZ-MOI DANSER explosent les records de vente... Sous Mitterrand, Dali est l'amie de bien des socialistes et elle embrasse Chirac: c'est MOURIR SUR SCENE et le retour au cinéma, avec le très remarqué premier rôle de Dali dans LE SIXIEME JOUR de Chahine. Tant de présence, tant de popularité, tant de tubes, tant de médiatisation et quelle longévité insolente, de décennie en décennie, de mode musicale en mode musicale !!!
Quand Dali est partie, combien de jalousies, de mépris, et, pire encore, d'indifférences a-t-elle laissés derrière elle ? Comme l'a écrit MIchel Cressole de Libération à l'époque du Palais des Sports, en 1980, " les Français sont des pions qui tirent sur tout ce qui bouge ", " leur haine goguenarde n'étant que l'expression de leur réflexes de petits épargnants "... Il décrivait une Dalida " funky qui danse comme une folle ": cette Dalida peu l'on comprise. " J'aime les ritournelles intellectuelles, paroles, paroles et le disco aussi: je suis comme le bon Dieu ma faite et c'est très bien comme ça "... Mais ce n'était pas " très bien " pour beaucoup, dans le monde de la Critique ou ailleur.
Je crois qu'après tant d'exaspérations engrangées, tant d'années où la voix de Dali était omniprésente, il fallait un long silence, un très long silence, plus loin encore que les remix et tous les revivals.
Je crois que de ce long silence commence à émerger enfin la " vraie " Dali ": la Dali complexe que tant de Français méconnaissent encore. )
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Publié le 16 Août 2007
CULTE. TRENTE ANS APRÈS SA MORT, LE KING, RESTE LE ROI DANS LE C¼UR DE SES FANS ET DE LEUR DESCENDANCE. POURQUOI TANT DE FASCINATION ?
Elvis, le mythe intact
( ... ) Idole des jeunes dans les fifties, sixties et seventies, Elvis Presley est élevé au rang d'îcone depuis que la mort l'a fauché en pleine gloire à l'âge de 42 ans.Rares sont les chanteurs, les musiciens ou les comédiens à avoir une telle aura par delà la mort. Une aura qui ne peut s'expliquer que par leur charisme . Et le rêve qu'ils ont pu susciter.
C'est le cas de Marilyn Monroe -elle fut aussi chanteuse- qui exerce toujours la même fascination depuis sa mort il y a 40 ans. Jim Morisson, le chanteur des Doors, mort à Paris dans des circonstances mystérieuses appartient au pré-carré de ces hommes et de ces femmes du show-bizz qui ont laissé leur lumière allumée en quittant la scène de la vie. Parce que mortes en pleine gloire, parce qu'elles représentaient l'homme ou la femme idéale, parce-qu'elles souffraient et aimaient à en mourir, les idoles qu'on pleure toujours 30 ans après leur mort avaient certainement ce supplément d'âme qui fait chavirer les c½urs. En France on les compte sur les doigts de la main. Ils s'appellent Dalida, Edith Piaf,Serge Gainsbourg, Michel Berger ou encore Mike Brant.
Martine Cabanne

