
" Ca été la période la plus dramatique et la plus enrichissante de ma vie. J'ai songé à tout abandonner ! " nous confie Dalida à propos de la période des années " 67-71 " alors qu'elle a connu ce qu'elle appelle une " éclipse morale ", car pour le public, rien n'avait changé puisque ses chansons continuaient à connaître les succès sur palmarès mondiaux. Ce n'est un secret pour personne qu'en '67, Dalida a tenté de se suicider après que l'homme de sa vie eut mis fin à ses jours.
C'était à l'époque où déjà, Dalida traînait derrière elle une série de chansons à succès telles: " Bambino " qui lança en '56 " Amore Scusami ", " Il silenzio ", " Come Prima ", " Les enfants du Pirée ". Autant de titres qui ont précédé des dizaines d'autres et qui jalonnent dix-neuf ans d'une carrière à la popularité immuable. Comme exemple disons qu'en '74, Dalida a vendu neuf millions de disques en Europe! Et qu'elle en est avec " Gigi l'Amoroso " à son 57e hit mondial. Des chiffres éloquents, amplement suffisants pour mesurer toute l'ampleur d'une carrière qui continue son ascension fulgurante...
Les années difficiles ont permis à Dalida une sorte de résurrection autant sur le plan personnel que professionnel. " La chanson n'était pas toute ma vie mais une partie de ma vie. La femme qui est en moi ne s'était pas complètement réalisée, l'artiste oui... Là , je suis arrivée à faire la synthèse, il n'y a pas de conflit entre la chanteuse et la femme puisque finalement, plus on est femme mieux on chante ! "
dit-elle sur un ton convaincu.
Mais cela n'est pas venu tout seul. Dalida a dû effectuer une longue démarche pour sortir de sa noirceur. " Ca été un long travail d'analyse intérieure, d'acceptation surtout. Il faut d'abord se comprendre puis s'aimer soi-même avant d'aimer les autres ". Là-dessus, Dalida enchaîne sur l'amour, comme une femme qui a appris à l'apprivoiser, après en avoir beaucoup souffert. " Il faut accepter l'autre tel qu'il est.. Avant je voulais qu'il soit comme moi je le souhaitais, pas comme il était ".
De toutes les épreuves, Dalida en est ressortie sans amertume mais plutôt avec une conception de la vie optimiste et positive. " Quand les choses ne sont pas bien, cela dépend souvent de nous. Bien sûr il y a des événements extérieurs auxquels il faut s'adapter. Il y a une expression orientale qui dit: ' il faut savoir chevaucher le tigre intérieur ', c'est-à-dire ce qu'on a au fond de soi-même. On est tous un peu masochiste, on a tous un ennemi en nous. Il faut savoir se faire plaisir ! " Et Dalida ajoute du même souffle: " Faut pas croire que je suis devenue une femme très sereine et très sage vous savez... " Elle dit cela en vous regardant droit dans les yeux et on ne peut que s'incliner devant cette femme qui acquis durement une certaine forme de sagesse, parce qu'elle a beaucoup vécu avec tout ce que ce mot sous-entend de déceptions et de pleurs...
Malgré tout, Dalida a confiance en la vie, elle est disponible. Et comme pour lui donner raison, l'amour a refleuri dans son coeur. Elle est amoureuse de Richard, un artiste-peintre qui prépare actuellement une exposition de ses toiles à Paris. Il viendra la rejoindre dimanche et après la tournée au Québec, il partiront ensemble en vacances à la Guadeloupe. Cet amour dure depuis deux ans et demi et quoi qu'il arrive Dalida ne se laissera pas abattre. Parce qu'elle devine que rien ni personne ne vaut la vie...
Texte: Diane Massicotte
SOURCE: Le très excellent site canadien, concis mais chaleureux, DALIDA AU CANADA.
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dimanche 14.09.2008, 04:54 - La Voix du Nord
| RENCONTRE |
Dominique Nohain, le fils de l'illustre Jean Nohain, est passé à Tourcoing pour y présenter un dvd à la gloire de son père et des grandes émissions de variétés télévisées des années cinquante. Rencontre étoilée...
Lorsque Dominique Nohain apparaît, c'est l'album de ses souvenirs télévisuels qui s'ouvre. Dès les premiers balbutiements de la télévision française quelques pionniers se sont illustrés et parmi ceux-ci : Jean et Dominique Nohain. À l'époque où la télévision n'émettait que quelques heures par jours, dans la région parisienne et le Nord Pas de Calais pour cinquante mille privilégiés, au tout début des années cinquante, le nom de Nohain rimait avec jeux et variétés. Avec sa faconde, son phrasé si particulier, dû à une blessure de guerre, et ses expressions Jean Nohain a enchanté la France tant avec ses émissions de radio qu'à la télévision. Son émission phare étant les fameuses « "36 chandelles" qui passait le lundi de 1953 à 1959 ».
Et c'est cette émission couplée à des images d'archives de l'INA qualifiées de « rarissimes » dont le fils assure la promotion.
La sortie le 2 septembre du dvd « 36 étoiles en plein jour, 36 étoiles pour toujours » le propulse sous les feux de la rampe rappelant que la volonté de son père était « de faire oublier aux gens leurs soucis quotidiens avec du rire et des surprises ».
Pour revenir à Jean Nohain, de passage sur Télé Melody ce nouveau dvd est « une extraordinaire compilation de numéros présentés dans l'émission paternelle mais aussi dans d'autres émissions produite par Dominique ». Ainsi, voir Charles Trenet chanter sur le toit de sa maison, Dalida secouer sa salade dans sa cuisine ou encore Annie Cordy faire du vélo dans les rues de Toulouse, le tout sur des chansons pratiquement inconnues, vaut son pesant de cacahouètes... Il est impossible de citer tous les intervenants allant de Bécaud, Chevalier, Brassens, Mariano et même, au « local » de l'étape Raymond Devos, « mince alors ! ». Ce dvd, est réellement le « reflet d'une époque somme toute heureuse qui beaucoup voudront revivre avec joie et émotion ».
Dominique Nohain a tenu, au passage, à redire sa joie de se trouver dans le Nord : « Pour nous, venir à Lille était presque une récompense... » Il y a eu cent trente-cinq émissions de « 36 chandelles ». Il y a donc encore beaucoup de réserves de surprises à attendre des archives de la télévision. Le Dvd qui sort en ce moment en est la preuve. Dominique Nohain, 83 ans a connu également tous les plus grands le la littérature, de la musique et du théâtre de l'époque. À noter que la pièce « L'oiseau de bonheur » avec Jacqueline Joubert a été enregistrée à Lille. Et puisque l'on parle du Nord, il faut citer aussi que Montparnasse a édité un dvd intitulé « Le Nord-Pas-de-Calais vu du ciel » de Sylvain Augier, avec au choix des commentaires en français, anglais ou en... ch'ti. Humour et nostalgie. • L.M. (CLP)
« 36 étoiles en plein jour, 36 étoiles pour toujours » éditions Montparnasse.
SOURCE: cliquez !
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Yvon Chateigner
AU CAFE DE LA DANSE
Variété et chanson françaises
du 06/11/2008 au 08/11/2008.
CAFE DE LA DANSE
5, passage Louis-Philippe
75011 PARIS
YVON CHATEIGNER L'AMORE L'AMORE
Spectacle dédié au poète italien Luigi Tenco, véritable icône de la chanson italienne à l'instar de Brel ou de Ferré. En 2008, les chansons de Tenco racontant la désillusion d'une jeunesse perdue, le déracinement, les amours mélancoliques restent d'une modernité totale !
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Photo " Avatar " en haut à gauche : Dalida sur scène en 1961© DEPARDON/DALMAS/SIPA.











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